Pendant sa campagne électorale en 2024 et bien avant son premier mandat à la Maison Blanche, Donald Trump critiquait les guerres menées par les Etats-Unis dans le monde. Au nom de sa philosophie MAGA, il avait fait de son pays sa priorité. Cependant, force est de constater qu’il est en train de devenir le président américain le plus belliqueux de l’histoire. Mais qu’attendre d’une personnalité qui change d’opinion au gré de ses humeurs ?
Les Etats-Unis et Israël ont lancé, le samedi 28 février, une opération baptisée « Epic Fury » contre l’Iran, qui avait pourtant fait de grandes concessions sur son programme nucléaire la semaine dernière. Après quatre jours de frappes de part et d’autre, le Proche et Moyen Orient sont au bord du chaos. La faute, à un individu qui a décidé de se faire empereur : Donald Trump.
Donald Trump pourrait s’en prendre à Cuba après l’Iran
Cette nouvelle guerre en Iran intervient deux mois après le rapt par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro au Venezuela. Entre les deux opérations, deux pays étaient également sous la menace de Donald Trump : Cuba, qui risque une intervention militaire prochaine, et le Groenland, toujours dans la crainte d’une annexion. Jamais depuis la guerre froide, un président américain n’a été autant agressif avec le monde. Il est si hostile qu’il s’en prend même aux alliés de l’OTAN. L’individu ne supporte pas qu’on lui résiste ou qu’on lui refuse quelque chose.
Donnez-moi le prix Nobel de la paix ou je mets le feu à la planète
A l’image d’un bébé gâté, Donald Trump veut avoir tout ce qu’il désire. Sinon il cafouille tout. Depuis son élection, le président américain réclame le prix Nobel de la paix, comme s’il fallait l’exiger pour l’obtenir. Le dirigeant républicain dit avoir résolu dix conflits au moins depuis son retour à la Maison blanche. On n’a pas souvenir de tout cela : la guerre continue en Ukraine, à Gaza, en RDC, entre le Pakistan et l’Afghanistan, etc.
On constate plutôt qu’il ne fait que déclencher le trouble dans des régions passibles du monde, alors qu’il prônait « America First ». Même ses partisans de la sphère MAGA ne le comprenne plus. A moins qu’il ne conçoive le slogan « Make America Great Again » comme un appel à imposer la suprématie américaine par la force.
Donald Trump jouait les Ghandi et Mandela avant son arrivée à la Maison Blanche
On ne comprend pas l’attitude belliqueuse de Donald Trump, d’autant qu’il passait son temps à critiquer ses prédécesseurs sur les interventions américaines à l’étranger. En 2011, quand il n’était pas encore au Bureau ovale, l’ex magnat de l’immobilier s’en prenait à Barack Obama, alors à la Maison Blanche.
« Notre président va déclencher une guerre avec l’Iran parce qu’il est incapable de négocier. Il est faible et inefficace. », avait-il déclaré à l’époque. On pourrait en déduire aujourd’hui que c’est lui le faible, même s’il brandit sa virilité à tout moment. Le dirigeant républicain avait également accusé Obama de vouloir déclencher des guerres pour se faire élire. On pourrait là aussi lui retourner les accusations, alors que les midterms approchent.
« La guerre ! Ça sert à quoi ? À détourner l’attention de l’affaire Epstein »
Sur le plateau du Saturday Night Live le weekend dernier, son double James Austin Johnson l’a également soupçonné de vouloir faire oublier l’affaire Epstein qui l’éclabousse largement. « La guerre ! Ça sert à quoi ? À détourner l’attention de l’affaire Epstein », a déclaré le comédien. Comme lui, de nombreuses personnalités politiques, républicains comme démocrates, pensent que Trump veut faire oublier ce dossier en engageant une offensive contre l’Iran. Mais « Bombarder un pays à l’autre bout du globe ne fera pas disparaître les dossiers Epstein. », a prévenu dimanche le représentant du Kentucky Thomas Massie.
Donald Trump, une personnalité lunatique
S’il cherche à noyer le poisson dans l’eau, le nouveau Guide Suprême de l’Humanité pourrait aussi souffrir d’une maladie mentale non diagnostiquée. Il a une personnalité instable, très inquiétante. Cet individu est capable de te traiter de « formidable » et de parler de toi comme d’une « racaille » dans l’heure qui suit. Volodymyr Zelensky et même Vladimir Poutine en savent quelque chose.
Le président américain peut exprimer sa sympathie envers son homologue ukrainien et son peuple dans un tweet, puis le jour d’après lui faire porter la responsabilité de l’agression russe. Cette inconstance a resurgi dans le dossier iranien. Il parlait de discussions encourageantes avant de fondre brutalement sur le régime des mollahs le lendemain. Il serait temps d’étudier son cas…





