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IDE : les flux vers l’Afrique ont chuté en 2022

Les flux d’investissements directs étrangers (IDE) vers l’Afrique ont chuté en 2022, suivant une tendance mondiale. Le contient a d’ailleurs bénéficié seulement de 3,5 % de la totalité des financements.

D’après le rapport sur l’investissement dans le monde 2023 de la CNUCED, publié le 5 juillet, les flux d’investissements directs étrangers (IDE) vers l’Afrique ont diminué de 35 milliards de dollars en 2022 sur un an pour descendre à 45 milliards. En 2021, ils s’élevaient à 80 milliards de dollars. Un record ! Aussi, le continent n’a représenté que 3,5 % des IDE mondiaux, qui s’élevaient à 1 245 milliards de dollars. Hors Afrique du nord et leaders anglophones (Afrique du Sud, Kenya, Nigeria et Ghana), la part de l’Afrique subsaharienne ne dépasse pas 1 %.

L’Egypte en locomotive des IDE sur le continent africain

Par région, l’Afrique du nord a réalisé la plus belle performance grâce notamment à l’Égypte qui a vu son IDE doubler pour atteindre 11 milliards de dollars. Cette hausse remarquable s’explique par l’augmentation des ventes transfrontalières de fusions et d’acquisitions. Au niveau de l’Afrique australe, les flux ont atteint 9 milliards de dollars en 2022, dont 4,8 milliards pour les fusions et acquisitions transfrontalières. Quant à l’Afrique de l’Est, ses flux sont restés stables malgré la baisse de 14% de l’Éthiopie. Mais cette zone a pu compter sur l’IDE de l’Ouganda qui a augmenté de 39 %.

Hausse des projets de création en Afrique en 2022

Même tendance en Afrique centrale, grâce en particulier à la République démocratique du Congo où les projets dans les champs pétroliers offshore et l’exploitation minière ont explosé. Enfin, en Afrique de l’Ouest, le Nigeria a entrainé des flux d’IDE négatifs, à -187 millions de dollars, à la suite de cessions d’actions. Cependant, les projets de création ont augmenté de 24 % pour atteindre 2 milliards de dollars. Au total, 766 projets nouveaux ont été annoncés en 2022 en Afrique, soit une hausse de 39 %. Quant à la valeur des opérations de financement de projets internationaux, elle a progressé de deux tiers pour atteindre 24 milliards de dollars.

Les investisseurs européens, les plus grands détenteurs de stocks d’IDE en Afrique

Selon le rapport de la CNUCED, six des 15 principaux mégaprojets d’investissement greenfield (supérieur à 10 milliards de dollars) annoncés en 2022 visaient l’Afrique. Sur le continent, la plus forte augmentation des projets entièrement nouveaux concernaient l’approvisionnement en énergie et en gaz. Suivent les domaines de la construction, les industries extractives, l’information et la communication.

Par ailleurs, les investisseurs européens restent, de loin, les plus grands détenteurs de stocks d’IDE en Afrique. Les flux les plus importants proviennent du Royaume-Uni (60 milliards de dollars), de la France (54 milliards de dollars) et des Pays-Bas (54 milliards de dollars). Les investissements infrarégionaux, eux, demeurent relativement faibles, malgré une augmentation au cours des cinq dernières années. En 2022, ils représentaient 15 % de tous les projets (2 % en termes de valeur), contre 13 % (2 % en valeur) en 2017.

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