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Donald Trump : une santé mentale très préoccupante

Mardi 7 avril, avant l’expiration de l’ultimatum donné à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, Donald Trump a menacé de détruire toute une civilisation si le pays ne s’exécutait pas à temps. S’il ne l’a pas fait finalement, grâce à la médiation du Pakistan, le président américain a donné de lui l’image d’un fou dangereux. Tout le monde commence à se poser sérieusement des questions sur sa santé mentale, d’autant qu’il multiplie les injures et les déclarations aberrantes.

Donald Trump a-t-il toute sa tête ? Dimanche dernier, le président américain avait donné jusqu’à mardi minuit à l’Iran pour débloquer le détroit d’Ormuz avant que quelque chose de mauvais ne lui arrive. « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! Gloire à Allah (SIC) », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social. Si ce n’est pas joli de la part d’un chef d’Etat, le monde entier est habitué aux déclarations ordurières et lunaires de l’actuel locataire de la Maison Blanche. Sauf que cette fois, il a poussé le bouchon du délire plus loin, au point de susciter de vives inquiétudes.

Donald Trump veut rayer l’Iran de la carte

En effet, le mardi 7 avril, avant l’expiration de l’ultimatum donné à l’Iran pour ouvrir le détroit d’Ormuz, Donald Trump a écrit qu’« une civilisation entière va mourir ce soir », avant d’évoquer la possibilité d’un compromis diplomatique et de conclure par : « Que Dieu bénisse le grand peuple d’Iran. ». On ne peut pas faire mieux en termes d’inconstance. Mais ce qui a choqué le plus, c’est la menace de destruction de l’Iran, une civilisation millénaire (alors que les Etats-Unis n’ont que 250 ans d’existence). Il a l’arme pour le faire : la bombe atomique, déjà testée à Hiroshima et Nagasaki, il y a 80 ans. Face à cette énième sortie absurde du républicain de 79 ans, tout le monde se demande désormais s’il est sain d’esprit, et s’il ne faut pas le soumettre à un test psychologique.

« Un fou furieux et une menace pour la sécurité nationale et mondiale »

Bien entendu, ses adversaires politiques sont les premiers à émettre de sérieux doutes sur ses capacités cognitives. Au premier rang desquels se trouvent les démocrates américains. « Les facultés mentales du président sont en train de s’effondrer », a déclaré la représentante progressiste de New York, Alexandria Ocasio-Cortez. Sa collègue de l’Arizona, Yassamin Ansari estime que « le président des États-Unis est un fou furieux et une menace pour la sécurité nationale et mondiale » car « aucun président sain d’esprit ne promettrait publiquement d’éradiquer une civilisation entière ». Les démocrates, qui n’ont toujours pas digéré les attaques de Trump lors de la campagne présidentielle d’octobre 2024 sur le déclin cognitif de Joe Biden, qu’il appelait « Joe Sleepy » (« Joe l’endormi »), n’hésitent plus à demander ouvertement sa destitution.

Les parlementaires démocrates veulent la destitution de Donald Trump

Plus de 70 parlementaires démocrates exigent cette destitution, invoquant le 25e amendement de la Constitution. Ce texte permet de déposer de force un président jugé incapable d’exercer ses fonctions, compte tenu de sa santé mentale, et de le remplacer par son vice-président, actuellement J.D. Vance. Mais plusieurs obstacles se dressent devant cette demande.

Il faut d’abord que ce vice-président (J.D. Vance) enclenche le processus de destitution. Ce qui est loin de pouvoir arriver. Et même s’il le faisait, il doit bénéficier du « soutien de huit des quinze membres du cabinet » de l’administration en poste à Washington. Par ailleurs, les responsables de l’exécutif doivent signer et transmettre au président du Sénat et à celui de la Chambre des Représentants une « déclaration écrite attestant que le président est dans l’incapacité d’exercer les pouvoirs et les fonctions de sa charge ». Une démarche incertaine donc à ce stade.

Donald Trump souffre sûrement du syndrome du « narcissique malfaisant »

Quoi qu’il en soit, il faut que les médecins de la Maison blanche fasse quelque chose, en le soumettant notamment à un test psychologique ((s’ils en ont le courage bien sûr). On doit d’autant examiner le patient Trump qu’il multiplie les injures et les attaques directes indignes d’un président, comme celles visant Emmanuel Macron et les dirigeants européens. Le président républicain donne parfois l’image d’un enfant enfermé dans un corps d’adulte, en particulier celui d’un vieux sénile.

Des auteurs ont déjà tenté de comprendre le personnage, comme Normand Lester. Dans son ouvrage « Stupides et dangereux. Les États-Unis à l’ère de Trump », l’auteur cite le psychologue Erich Fromm, qui a inventé le terme « narcissique malfaisant ». Ce trouble mental est décrit comme la « pathologie la plus grave, incitant celui qui en est touché à des actes de destructivité vicieuse et inhumaine ». Le journaliste canadien pense que Donald Trump souffre de ce mal, qui aurait touché Adolf Hitler.

Une personnalité dangereuse, mais peut-être également malléable

Des experts et psychologues, comme l’ancien profileur de la CIA Jerrold Post, pensent que le narcissisme est le trait dominant de la personnalité de Trump. Selon eux, l’ex magnat de l’immobilier a un besoin maladif d’admiration, d’éloges et une hypersensibilité à la critique. D’où sans doute toutes ces hyperboles qu’il emploie dans ses discours.

On peut y ajouter une personnalité fantasque, car il est capable de dire d’un individu qu’il est fantastique à 10H et dans l’heure d’après le traiter de tous les noms d’oiseaux. Ce comportement instable et imprévisible est d’autant inquiétant qu’il dirige la première puissance militaire au monde. Toute la planète doit donc œuvrer à sa santé mentale pour éviter le pire. Les Etats-Unis ont également intérêt à le faire car Trump pourrait devenir un pantin aux mains d’autres chefs d’Etat comme Vladimir Poutine ou Benjamin Netanyahou…

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