D’après le rapport 2026 du Département d’État américain, 16 pays africains sur 54 respectent le seuil minimal de transparence budgétaire imposé par Washington. Parmi eux figurent le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Maroc, le Rwanda et l’Afrique du Sud. Aussi, 9 États font des progrès significatifs en la matière, dont le Cameroun, la République centrafricaine, l’Éthiopie et le Sénégal.
Le Département d’État américain a publié, le 12 août 2026, son Fiscal Transparency Report, un rapport évaluant la transparence budgétaire d’une centaine de gouvernements dans le monde. Pour cette nouvelle édition, le document évalue les pratiques budgétaires de 139 gouvernements entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025. Sur l’ensemble des pays passés au crible, 73 répondent aux exigences minimales de transparence fixées par les Etats-Unis. À l’inverse, 67 ont échoué à satisfaire aux critères. Parmi ceux-ci, quatorze ont tout de même réalisé des progrès significatifs au cours de l’année écoulée.
Près d’un Etat africain sur trois répond aux exigences minimales américaines en matière de transparence budgétaire
En Afrique, seuls 16 gouvernements sur 54 se conforment aux exigences minimales américaines en matière de transparence budgétaire. Ce sont : le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, la Mauritanie, Maurice, le Maroc, la Namibie, le Rwanda, les Seychelles, l’Afrique du Sud, la Tunisie et l’Ouganda.
Neuf pays réalisent des progrès significatifs dans ce domaine, à savoir le Cameroun, l’Éthiopie, le Liberia, la Libye, le Niger, la République centrafricaine, Sao Tomé-et-Principe et le Sénégal et le Tchad. Par contre 27 autres États africains affichent des progrès lents ou stagnent en matière de transparence fiscale. Il s’agit notamment de l’Algérie, de l’Égypte, du Mali, du Mozambique, de la RD Congo, de la Zambie et du Zimbabwe.
Le rapport sur la transparence budgétaire repose sur plusieurs critères
Pour établir son Fiscal Transparency Report, le Département d’État américain intègre plusieurs critères. Parmi lesquels l’accès du public aux documents budgétaires, aux informations relatives à la dette souveraine, aux marchés publics et aux contrats portant sur l’extraction des ressources naturelles. Ces registres doivent être fiables, transparents et complets, en indiquant les dépenses par ministère et les recettes par source et par type. Le rapport repose aussi sur des informations provenant des ambassades et consulats américains, d’autres agences gouvernementales américaines, d’organisations internationales et d’organisations de la société civile.
Une exigence du Congrès américain, qui veut garantir que les fonds des contribuables américains sont utilisés à bon escient
Lancé officiellement en 2012, le Fiscal Transparency Report est une exigence du Congrès américain, qui veut garantir que les fonds des contribuables américains sont utilisés à bon escient par les pays bénéficiaires. Il sert aussi d’indicateur aux investisseurs et permet d’attirer plus de financements internationaux.
Washington précise que ses évaluations de la transparence budgétaire des gouvernements récipiendaires d’une assistance des États-Unis peuvent varier d’une année à l’autre. Rien n’est donc acquis. La liste est annuellement mise à jour, afin de pousser les pays à renforcer les meilleures pratiques budgétaires, à faire évoluer leurs performances en matière de gestion des finances publiques et à intégrer de nouvelles exigences demandées par l’administration américaine.




