Le PSG a remporté samedi sa deuxième Ligue des champions en battant Arsenal aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.), devenant ainsi le neuvième club à faire le back-to-back en C1 européenne. Champions d’Angleterre cette année après plus de 20 ans de disette, les Gunners avaient l’occasion de faire le doublé et de venger les Invincibles de 2004. Mais ils sont tombés sur plus forts qu’eux.
Samedi 30 mai à Budapest (Hongrie), le Paris Saint-Germain a battu Arsenal aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.) pour remporter sa deuxième Ligue des champions, après celle acquise à Munich l’année dernière (5-0 contre l’Inter Milan). Avec ce deuxième titre consécutif, le champion de France devient le deuxième club de l’ère moderne de la LDC (lancé en 1993) à faire un doublé. Seul le Real Madrid avait réussi cet exploit, avec un triplé en bonus en 2016, 2017 et 2018.
Arsenal a fait une saison exceptionnelle
Dans l’ancienne version, la C1, il y a eu cependant huit clubs qui ont fait au moins le doublé. Ce sont : le Real Madrid (1956, 1957, 1958, 1969 et 1960), Benfica Lisbonne (1961 et 1962), l’Inter Milan (1964 et 1965), l’Ajax Amsterdam (1971, 1972 et 1973), le Bayern Munich (1974, 1975 et 1976), Liverpool (1977 et 1978), Nottingham Forest (1979 et 1980) et l’AC Milan (1989 et 1990). Pour Arsenal, c’est une nouvelle déception, alors que le club a fait une saison exceptionnelle, en remportant la Premier League pour la première fois depuis 2004. Les Londoniens avaient l’occasion de devenir le quatrième club anglais à réaliser le doublé Championnat-C1 la même saison, après Liverpool (1976-1977, 1983-1984), Manchester United (1998-1999, 2007-2008) et Manchester City (2022-2023).
Kai Havertz a refroidi très tôt les supporters parisiens
Les canonniers avaient pourtant bien débuté la finale à Budapest avec un but inscrit tôt dans la partie (6e minute). Sur un ballon perdu côté droit par Marquinhos, après un dégagement contré par Trossard, Kai Havertz a filé au but pour fusiller Matvey Safonov du gauche au premier poteau. Après l’ouverture du score, Paris a mis le pied sur le ballon, atteignant jusqu’à 75% de possession. Mais la défense d’Arsenal est restée solide, comme elle l’est depuis le début de la saison. Les Anglais auraient même pu faire le break, dans les minutes additionnelles de la première mi-temps, avec un peu de chance.
Cristhian Mosquera n’a pas eu de chance
Lancé par Ödegaard, Havertz avait pénétré la zone de vérité, mais a été repris de justesse par Marquinhos, au moment de frapper au but du pied gauche. Ce retour salvateur du capitaine a permis à Matvey Safonov de se saisir du ballon. En seconde période, le PSG d’Achraf Hakimi a continué de dominer outrageusement la rencontre, jusqu’à pousser les Gunners à l’erreur. Le défenseur espagnol Cristhian Mosquera, jusqu’alors impeccable, a malencontreusement taclé Khvicha Kvaratskhelia (62e minute). L’arbitre allemand Daniel Siebert n’a pas hésité à siffler le penalty, merveilleusement transformé par Ousmane Dembélé. Le malheureux Mosquera sortira dans la foulée, remplacé par Justin Timber.
Eberechi Eze et Gabriel se sont manqués
Le temps réglementaire n’a pas pu départager les protagonistes (1-1), ni les prolongations. Par conséquent, ils ont dû passer par la séance fatidique des tirs au but. Paris a été plus efficace (ou chanceux), avec un seul raté (Nuno Mendez), quand Arsenal en a manqué deux (Eberechi Eze et Gabriel). Mikael Arteta était proche de faire le coup parfait, n’eût été ce tacle imprudent de Mosquera dans la surface (même si le PSG a eu des occasions). L’entraîneur espagnol a joué la défense, le point fort de son équipe cette saison, contraignant Paris à ronronner un peu. Les Parisiens ont eu le ballon, mais n’ont pas eu d’occasions franches durant une bonne partie du match.
Arsenal a-t-il trop joué la défense ?
On pourrait donc dire que le plan d’Arteta a bien fonctionné. Il a simplement joué de malchance. Mais certains lui reprochent de n’avoir pas osé un peu dans le jeu. Selon eux, Arsenal aurait pu et même dû être plus entreprenant, au lieu de s’arcbouter sur son but. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire face à cette équipe redoutable du PSG, qui a fait redescendre le grand Bayern sur terre en demi-finale. Pour être honnête, les Gunners se sont logiquement inclinés face à la meilleure équipe d’Europe et même du monde. Même si c’est dur de l’admettre après une saison quasi parfaite. Ils étaient invaincus en Ligue des champions et même le sont restés avec cette finale terminée par un nul.
Arsenal et les finales, ce n’est pas le grand amour
Ce nouvel échec en Europe renforce la théorie de la malédiction d’Arsenal. Après les Invincibles de 2004, qui ont perdu la finale de la Ligue des Champions en 2006 face au Barça (2-1), le club londonien tombe à nouveau près du but. Les Anglais ont désormais perdu leurs cinq dernières finales dans une compétition européenne majeure. À savoir : la Coupe des vainqueurs de coupes 1995 contre le Real Saragosse, la Coupe de l’UEFA 2000 face à Galatasaray, la Ligue des champions 2006 contre le FC Barcelone, la Ligue Europa 2019 face à Chelsea et désormais cette finale perdue contre Paris. Arsenal figure également parmi les rares clubs ayant atteint plusieurs finales de C1 sans jamais remporter le trophée, aux côtés de Reims, Valence et l’Atlético de Madrid. Du courage les Gunners !





