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Film d’animation africain : Abidjan accueille la première édition du MAFA en novembre

La première édition du Marché africain du film d’animation (MAFA) aura lieu en novembre 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Cet espace de rencontre réunira les créateurs, producteurs, diffuseurs, investisseurs et chaînes de télévision, en vue de créer un véritable marché économique du film d’animation en Afrique. Encore embryonnaire, l’industrie créative du continent est confrontée à de nombreux défis, alors qu’elle dispose de talents et de passionnés.

La première édition du Marché africain du film d’animation (MAFA) se tiendra en novembre 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, précisément au Centre Sportif, Culturel et des TIC Ivoiro-Coréen Alassane Ouattara (CSCTICAO). Officiellement annoncé le vendredi 15 mai dernier dans la capitale économique ivoirienne, ce rendez-vous de l’animation africaine se présente comme un espace de rencontre entre créateurs, producteurs, diffuseurs, investisseurs, plateformes numériques, chaînes de télévision, écoles de formation et institutions culturelles.

Des courts ou longs métrages, des séries, des expériences immersives (XR)…

Selon Simon Adayé, le secrétaire général du MAFA, cet évènement accueillera et valorisera toutes les formes de création africaine, qu’il s’agisse de courts ou longs métrages, de séries, de projets étudiants ou d’expériences immersives (XR).

Mais ce n’est pas tout : « le MAFA ne sera pas seulement un événement culturel. Il sera un moteur économique, un incubateur de talents et un accélérateur d’opportunités pour la jeunesse africaine », précise-t-il. « Notre objectif est de créer un véritable marché économique du film d’animation africain. Nous voulons permettre aux projets africains de trouver des financements, des partenaires et des débouchés internationaux », ajoute M. Adayé.

Le MAFA, une importante opportunité de création d’emplois pour les jeunes

Ainsi, plusieurs contrats de collaboration seront conclus à l’occasion de cette rencontre, entre producteurs, étudiants, studios et chaînes de télé. Les organisateurs attendent près de 10 000 participants à cette première édition, qui doit révéler au monde entier la puissance créative de l’Afrique.

Pour que le rendez-vous soit un succès, Simon Adayé lance un appel aux institutions publiques, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux entreprises privées afin de soutenir cette initiative. Il considère le MAFA comme un important levier de création d’emplois pour les jeunes. « L’ambition est de faire de la Côte d’Ivoire un véritable hub africain du cinéma d’animation », conclut M. Adayé.

Une Fédération africaine du film d’animation (FAFA) pour accompagner le MAFA

Le Marché africain du film d’animation est organisé par la Fédération africaine du film d’animation (FAFA), créé au même moment que lui. Selon ses initiateurs, la FAFA ambitionne d’être une maison collective pour les professionnels africains de l’animation, ainsi qu’une plateforme d’échanges, de formation, de coproduction et de rayonnement international. Elle vise à fédérer les acteurs africains du film d’animation autour d’une vision commune, afin de structurer l’industrie créative africaine et favoriser les collaborations entre pays africains. Cette union sacrée permettra de créer un véritable écosystème durable pour l’animation sur le continent.

L’industrie du film d’animation est en plein boom en Afrique

Si le MAFA veut valoriser les contenus africains modernes, innovants et compétitifs, c’est parce que l’animation est l’un des outils les plus puissants pour transmettre des valeurs, préserver son patrimoine et conquérir le monde. Le marché peut atteindre ses objectifs car l’Afrique a d’énormes potentialités non exploitées.

L’industrie du film d’animation africain est en plein boom, grâce aux nombreux talents qu’on trouve sur le continent et à la détermination de véritables passionnés pour le dessin et l’animation. Cependant, ce secteur souffre encore d’un manque de structuration et de financements. Mais la situation s’améliore peu à peu. Les grands studios comme Disney, Netflix et Pixar commencent à s’intéresser aux créations africaines, aujourd’hui présentées dans des festivals importants comme celui d’Annecy.

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