Un groupe d’investisseurs, dont Orange Group, ont signé un protocole d’accord pour la construction d’un câble sous-marin, Via Africa, reliant l’Europe à l’Afrique. Cette infrastructure partira du Royaume-Uni pour l’Afrique du Sud, en passant notamment par le Portugal, les îles Canaries, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Elle permettra de renforcer la résilience des réseaux et de soutenir la transformation économique globale du continent africain.
Le mardi 12 mai, Orange et six investisseurs ont annoncé depuis Paris, en France, la signature d’un protocole d’accord (Memorandum of Understanding – MoU) pour la construction de « Via Africa », un câble sous-marin qui reliera l’Europe à l’Afrique. Parmi les autres partenaires européens et africains figurent Canalink, GUILAB, International Mauritania Telecom, Orange Group, Orange Côte d’Ivoire, Sonatel et Silverlinks.
Plusieurs points d’atterrissement sur la façade atlantique de l’Afrique
En Europe, Via Africa partira du Royaume-Uni et passera par la France, le Portugal, ainsi que les îles Canaries. En Afrique, le câble sous-marin longera la façade atlantique du continent, avec des points d’atterrissement prévus en Mauritanie, au Sénégal, en Guinée, en Côte d’Ivoire et au Nigeria. Les points d’atterrage sont des endroits où le câble sous-marin rejoint la terre ferme pour se connecter aux réseaux locaux. Du Nigeria, l’infrastructure devrait ensuite relier directement l’Afrique du Sud. Les partenaires prévoient des extensions vers le sud pour accompagner l’évolution des besoins en connectivité et accroitre la diversité des routes internationales.
Via Africa géré sous forme de consortium
Le projet Via Africa sera géré sous forme de consortium ou « open cable ». Ce modèle permet aux partenaires de co-investir dans l’infrastructure et de participer à sa gouvernance de manière autonome, en cohérence avec leurs besoins respectifs. Il implique que chacun reste maître de ses choix, tout en partageant les coûts et les responsabilités avec les autres investisseurs. Déjà bien éprouvée dans l’industrie des câbles sous-marins, cette formule garantit à la fois l’indépendance de chaque partenaire et la solidité collective du projet. Pour Via Africa, les partenaires impliqués à ce stade restent ouverts à l’intégration de nouveaux membres.
Une étude de tracé du câble pour la phase initiale du projet
En attendant l’arrivée de nouveaux partenaires, le projet peut déjà débuter, après l’apposition des premières signatures. Dans le cadre de la phase initiale, les membres du consortium financeront conjointement une étude de tracé du câble afin d’optimiser son parcours, en tenant compte des contraintes techniques, économiques et de résilience (sa capacité à résister aux aléas comme les séismes, courants ou ancres de navires). En parallèle, ils préparent l’appel d’offres pour sélectionner le fournisseur de câbles, une étape décisive pour la prochaine étape du développement du système, la construction en elle-même.
Via Africa s’ajoutera à une poignée d’infrastructures sous-marines de fibre optique reliant le continent au monde
Selon les partenaires, Via Africa vise à améliorer la connectivité internationale, à accompagner la croissance du trafic et à renforcer durablement la résilience des réseaux en Afrique pour soutenir le développement économique du continent. L’Afrique ne dispose aujourd’hui que d’un nombre limité de câbles sous-marins pour son accès à Internet international, ce qui la rend vulnérable aux pannes. Via Africa s’ajoutera à une poignée d’infrastructures sous-marines de fibre optique reliant le continent au monde : 2Africa, Equiano, ACE (Africa Coast to Europe), WACS (West Africa Cable System), MainOne, EASSy & SEACOM et Medusa.





