En 2025, le tourisme au Kenya a généré 500 milliards de shillings ou KSh (3,84 milliards USD) de chiffre d’affaires, soit 10 % de plus qu’en 2024. Cette progression des revenus s’accompagne d’une légère augmentation du nombre de visiteurs, passant de 7,6 millions de touristes à 7,9 millions. Elle conforte la place de ce secteur comme l’une des principales sources de devises du pays aux côtés du thé et des transferts de fonds de la diaspora.
Rebecca Miano, la ministre kenyane du Tourisme et de la Faune, a récemment annoncé que les recettes totales du tourisme kenyan ont atteint 500 milliards de shillings ou KSh en 2025, soit 3,85 milliards de dollars, contre 452,2 milliards de shillings en 2024. C’est une hausse de 10% sur un an. Le pays a également accueilli plus de visiteurs, avec 7,9 millions de touristes, contre 7,6 millions l’année précédente. Parmi eux, 5,2 millions sont des touristes locaux et 2,7 millions des visiteurs internationaux (qui étaient 2,4 millions en 2024 et 2,08 millions en 2023).
Le Kenya a souffert de la pandémie du coronavirus
Ces chiffres confirment la reprise du tourisme, secteur clé de l’économie kenyane aux côtés du thé et des transferts de fonds de la diaspora. En 2020, le Kenya avait enregistré une chute brutale de 70 % de ses recettes touristiques en glissement annuel, à 88,5 milliards de shillings.
En cause, la pandémie de coronavirus, qui a provoqué une suspension des vols internationaux et la fermeture des parcs ainsi que des réserves privées. Heureusement, l’industrie a repris du poil de la bête après la crise sanitaire. Elle a connu cinq années successives de croissance. En 2024, le Kenya est même devenu la destination la plus visitée d’Afrique de l’Est devant la Tanzanie et l’Ouganda.
Des politiques publiques payantes
Le Kenya surfe sur l’attractivité de ses paysages au bord de l’Océan indien, la spécificité de ses sites naturels et de sa faune et son florissant secteur MICE (Meetings, Incentives, Conventions, Events) ou tourisme d’affaires. Il s’appuie aussi sur les politiques stratégiques de l’État, dont les campagnes de marketing agressives, la diversification des produits touristiques, la numérisation progressive de la gestion du domaine, et la mise en place de nouveaux vols réguliers vers des destinations clés.
Nairobi a en outre adopté en mars 2025 plusieurs mesures pour fluidifier le passage par l’aéroport Jomo Kenyatta, notamment la suppression de l’autorisation de voyage électronique pour les ressortissants africains. Ceux-ci peuvent désormais entrer sur son territoire sans visa et y séjourner pendant 60 ou 90 jours, selon leur pays d’origine.
Le Kenya vise 10 millions de touristes en 2027
Grâce à sa politique « Zéro visa » pour les pays africains (excepté la Somalie et la Libye), le Kenya espère booster davantage les arrivées en provenance du continent. Le gouvernement prévoit 5 millions de visiteurs internationaux et 5 millions de touristes domestiques et africains en 2027.
Un tel niveau devrait permettre au pays de prendre de l’avance sur ses grands concurrents d’Afrique de l’Est que sont la Tanzanie et l’Ouganda. Mais il restera encore loin des performances affichées par des poids lourds, comme l’Egypte et le Maroc. Ceux-ci investissent massivement dans leurs infrastructures, leurs capacités hôtelières et leurs campagnes de promotion, faute d’être gâtés par la nature.





