La 8e édition des Rencontres internationales du Cirque d’Abidjan (RICA), en Côte d’Ivoire, s’est tenue cette semaine, du 11 au 14 mars, à l’Institut Français au Plateau. Comme tous les ans depuis 2018, elle a réuni la fine fleur du cirque ouest-africain et mondial. Cette année, six compagnies ont répondu à l’appel, pour un total d’une cinquantaine d’artistes. Ces groupes se sont produits à travers une variété de disciplines, dont l’acrobatie, la jonglerie, la magie, le clowning, la marionnette et autres performances circassiennes.
En Côte d’Ivoire, la 8e édition des Rencontres internationales du Cirque d’Abidjan (RICA a eu lieu cette semaine, du 11 au 14 mars, à l’Institut Français au Plateau, lieu de toutes les précédentes éditions. Cette année, près d’une cinquantaine d’artistes de six compagnies originaires d’Afrique, de France et du Canada ont répondu à l’appel. Ces artistes se sont produits à travers une variété de disciplines, notamment les acrobaties, la jonglerie, la magie, le clowning, les marionnettes et autres performances circassiennes. Selon Valérie Bony, chargée de communication du RICA, cette diversité témoigne de l’ampleur croissante de l’événement, devenu un rendez-vous majeur pour les passionnés du cirque.
La compagnie guinéenne de crique Tinafan était présente
Parmi les compagnies prestigieuses présentes cette année à Abidjan figuraient les Magiciens de B.K.0 venus du Mali, la Compagnie Hypnotean de la France, la Compagnie Bondek du Sénégal, et la Compagnie N’Soleh de Côte d’Ivoire. On a surtout compté la présence de la compagnie guinéenne Tinafan, issue du prestigieux centre d’art acrobatique Keita Fodéba à Conakry.
Elle a offert un spectacle de haute voltige, digne de sa réputation de cheffe de file du cirque ouest-africain. Intitulé « Sous le Masque du D’Mba », du nom du masque sacré des Baga de Guinée, le spectacle présenté puise dans le patrimoine culturel guinéen. Il se caractérise par beaucoup de numéros autour de ce masque, du trampoline, du jonglage, du tissu aérien et des saltos très osés.
Le RICA pour créer de nouvelles connexions artistiques entre l’Afrique et le monde
Au cours d’une rencontre au Centre culturel français mercredi, Valérie Bony a rappelé que l’un des objectifs fondamentaux du RICA est d’attirer des troupes venues d’Afrique de l’Ouest, du continent africain et de la scène internationale afin de les présenter au public et de favoriser les échanges.
Elle a également indiqué que cet évènement est aujourd’hui le plus grand festival de cirque d’Afrique de l’Ouest, un statut qui permet chaque année de créer de nouvelles connexions artistiques. « Depuis huit éditions, le festival a permis à des artistes de nationalités diverses de se rencontrer, collaborer et créer ensemble », a-t-elle souligné. « Ces interactions enrichissent à la fois les compétences techniques et l’expérience des participants », a ajouté Valérie Bony.
Le cirque n’est pas étranger à l’Afrique
Si le cirque a été́ fortement encouragé par la coopération internationale pour ses vertus mobilisatrices d’énergie et de créativité́, principalement en faveur des jeunes défavorisés des quartiers populaires, cet art n’est pas étranger à l’Afrique. Il existe sur le continent depuis très longtemps sous diverses formes.
En Côte d’Ivoire, notamment, il y a toujours eu des danses de terroir au nord, comme la danse panthère des sénoufos qui est très acrobatique mais faite par des masques. Dans l’ouest, on a des masques échassiers et des saltimbanques dansant au couteau (chez les Wê et les Dan). Toutefois, le cirque professionnel a été beaucoup porté par la Guinée avec des compagnies comme Tinafan, même si on trouve aujourd’hui des compagnies un peu partout (Mali, Sénégal, Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, etc.).





